Le théatre du crime, une exposition étonnante.

11/09/09

Si d’aventure la photographie vous suscite de l’attention, prenez le temps de découvrir le Musée de l’Élysée à Lausanne. Un musée dédié à la photographie…

Ce dernier accueil depuis fin juin et jusqu’au 25 octobre 2009, une étonnant exposition dédiée aux de la police scientifique du début 19ème.  Elles ont étés réalisées par l’un des pionniers de la criminalistique, Rodolphe A. Reiss, également fondateur de l’institut de police scientifique de l’Université de Lausanne.

Chimiste et photographe, le Suisse Rodolphe Archibald Reiss fur un précurseur au début du siècle dans son domaine: la photographie criminelle. Il travaille dès 1896 pour l’identité judiciaire de Lausanne et se forme à la méthode anthropométrique du Français Bertillon. En 1909 il devient directeur de la première école de police au monde et exporte ses méthodes à Saint-Pétersbourg ou à Rio de Janeiro. Pour Reiss, l’utilité de la photographique lors d’investigations policières est de fournir une preuve ou de constituer une pièce du dossier.

Il travaille donc dans un rigoureux style documentaire sans toutefois être dénué d’une préoccupation esthétique, proche des intérêts et des interrogations photographiques de l’époque.

Maintenant que les présentations sont faite, passons au contenu de cette macabre exploration. L’exposition reflète avec un réalisme dérangeant, les scènes de crimes du début du siècle. C’est armé de sentiments à la fois respectueux et de fascination, que nous découvrons, dans un silence glacial, les photos de nos victimes, de leurs armes et des leurs dernières pièces…

Les photos ont pour but de montrer les faits, la réalisés, la scène. Elles sont simple, pure sans artifice, donnant une étrange sensation artistique. Cette exposition donne une vision étonnante du crime et de la mort violente, présentée à travers 120 images.

On apprend également comment les experts médicaux légal tentaient de redonner vie à des corps mutilés afin de permettre leurs identifications. La glycérine dans les cornets pour rendre un regard vif et perçant il n’y à pas mieux ;-)

A découvrir jusqu’au 25 octobre 2009.

Les âmes sensibles devront sûrement éviter 1 ou 2 salles,  l’exposition reste ouverte à tout le monde, mais déconseillé aux enfants de moins de 14ans.