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L'avenir appartient
aux architectes

Damien Fournier, 1988

Je bâtis dans le digital
depuis plus de vingt ans

397
Clients
accompagnés
20+
Ans dans
le digital
50
Conférences
données
de Paris à Sierre

Chef de projet à mes débuts, j'ai gravi les échelons de Virtua jusqu'à en prendre la direction, avant de bâtir le Village Havas et d'en faire l'une des trois premières agences de Suisse. Aujourd'hui, je dirige bright, l'agence que j'ai cofondée à Lausanne.

Mais les titres ne disent pas l'essentiel. Ce qui me tient depuis le début, c'est d'écouter avant de proposer : une marque ne cherche pas une campagne de plus, elle cherche à être comprise.

Cette conviction m'a rapproché de la donnée — non pour surveiller les gens, mais pour mieux les entendre. J'ai la rigueur d'un ingénieur, qui aime la logique et la preuve, et le goût d'un créatif, qui se fie à l'intuition.

Le mot qui réconcilie les deux, c'est architecte : bâtir solide, et relier ce que tout semble opposer — les chiffres et les idées, la technique et la création, et les gens entre eux.


Mon histoire

Grandir, pas faire carrière

Je n'ai jamais fait carrière. J'ai grandi — ce n'est pas la même chose. On fait carrière contre les autres ; on grandit avec eux. Avec mes clients, mes associés, les femmes et les hommes des équipes ; avec ma famille, avec ma curiosité. Chacun m'a appris quelque chose que je ne savais pas encore de moi.

Pour comprendre ce que je fais, il faut accepter une contradiction. Je suis ingénieur : j'aime la logique, la mesure, la preuve ; la donnée est ma langue. Et pourtant rien ne me touche autant que ce qui échappe au calcul — une intuition, un visage, l'accord soudain entre deux êtres qui s'ignoraient. Un mot, un seul, réconcilie ces deux moitiés : architecte. Celui qui calcule des structures et invente des formes ; qui bâtit du solide et, du même geste, fait s'accorder les êtres. La rigueur du carré et la liberté du trait — voilà, depuis toujours, ma manière de tenir debout.


bright

Devenir des architectes

On ne bâtit rien seul. Les maisons que j'ai élevées le furent à plusieurs mains — des associés qui prenaient le risque, des talents qui, sans rien posséder, leur donnaient une âme. Ils ne m'ont jamais appartenu ; ils ont choisi de bâtir à mes côtés, et je leur dois une part de moi.

Mon don, s'il en est un, tient à peu de chose : je lis les êtres. Ce qui les anime, ce dont ils sont capables — et surtout ce qui pourrait les unir. J'accorde ma confiance d'emblée, comme un pari ; on l'a parfois trahie, et j'ai appris à me relever sans me refermer.

Architecte, encore — non celui qui trace seul dans son coin, mais celui qui relie, qui fait tenir ensemble ce que tout semblait opposer : les créatifs et les ingénieurs, l'intuition et le chiffre. Seul, on va plus vite ; ensemble, plus loin. J'ai toujours préféré aller loin.

C'est cette manière de bâtir — à plusieurs, en reliant — qui m'a conduit à bright. En 2021, je l'ai cofondée avec Steve Savioz : une maison de business hacking qui transforme la donnée en convictions claires pour accélérer la croissance de ses clients.

Depuis, nous avons fusionné avec Adnatus, racheté Oddity, rejoint le groupe Akiden Ventures — et j'en ai pris la direction comme CEO début 2025. Ma conviction, à l'heure de l'IA : l'avenir des agences se jouera moins dans l'exécution que dans le conseil et l'orchestration de talents seniors.


Regarder

deep eye-view of urban shift

Il me reste la curiosité, qui m'a gardé jeune et humble à la fois — car on ne demeure curieux qu'à condition d'avouer, chaque matin, ce que l'on ignore. Elle déborde du métier. Sous le nom de deus, je photographie la mutation des villes, cet urban shift dont je me veux le témoin silencieux. Le même regard, au fond, que devant une marque ou une équipe : saisir le mouvement à l'instant où il naît, et lui donner une forme.


Transmettre

Partager du vécu, pas des conseils

Rien ne me paraît plus vain qu'un savoir qui ne circule pas. Alors je donne des cours, je monte sur scène dans des salles pleines, et chaque année je consacre quelques jours à former celles et ceux que j'aime — l'intelligence artificielle, le code, l'art de faire parler la donnée.

J'ai dirigé la formation Data marketing au SAWI et enseigné à la HEIG-VD, en Ingénierie des médias. Conférencier depuis une vingtaine d'années, j'ai donné près de cinquante conférences — Paris, Genève, Lausanne, Sierre — devant des salles de plusieurs centaines de personnes.

Mais s'il est une chose que j'ai apprise, chez les entrepreneurs du forum que j'ai longtemps animé, c'est qu'on aide rarement quelqu'un en lui disant quoi faire. J'ai appris à retenir le conseil pour n'offrir qu'un retour d'expérience : raconter ce que j'ai traversé, et laisser l'autre y puiser ce dont il a besoin. Le conseil enferme ; l'expérience partagée libère.

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